J'ai quasiment pas dormi de la nuit. Une des filles qui dort dans ma chambre, et qui est au passage une des personnes la plus égocentrique que j'ai eu l'occasion de rencontrer, a téléphoné à haute voix jusqu'à ce qu'un membre du staff vienne lui dire de ne pas déranger les personnes qui souhaiteraient dormir, en gros tout le monde sauf elle, vers 2h du mat'. La fille qui se trouvait dans le lit en dessous du sien lui avait déjà fait une remarque mais elle s'était contenté de murmurer pendant 30 secondes avant de reprendre de plus belle. Quand elle a enfin décidé de raccrocher, elle n'était toujours pas prête à respecter le sommeil des autres. Tôt dans la matinée, elle bidouille ses affaires à grands coups de fermeture éclair et de "je balance celui-cela " en faisant le plus de bruit possible. Elle en rajoute une couche en rappelant quelqu'un au téléphone puis elle laisse la lumière de son lit allumée alors qu'elle quitte définitivement l'auberge (tant mieux!) ... Normal quoi ... On a des lits superposés et elle était au dessus, du coup elle éclaire quasiment toute la chambre sa lampe ... BREF. Je n'avais jamais aussi rapidement ressenti autant de mépris à l'égard de quelqu'un.
Sinon, je vais au National Film Center. La présentation chronologique du cinéma japonais est vraiment bien fournie. Il y a des photogrammes, des écrans avec pleins de vieux films, des photos, des cahiers de scenars et de notes, des projecteurs, des caméras, ... Les textes explicatifs sont nombreux et en japonais et anglais. J'essaie de me presser un peu parce que je suis la seule à prendre autant de temps devant les panneaux et c'est un peu stressant, c'est idiot je sais. Ensuite j'arrive enfin à l'exposition que je m'impatientais de voir : Iconography of Yasujiro Ozu. C'était franchement topitop. Encore une fois, c'était vraiment bien fourni et j'ai pu apprendre beaucoup de choses sur ce réalisateur que j'apprécie beaucoup. En plus d'avoir ce sens du cadrage et du montage qui lui sont bien particulier, il s'avère avoir été un très bon dessinateur. Petits hic de ces expositions sont qu'elles tiennent ensemble sur le même étage et se visitent donc rapidement et les panneaux pour l'exposition sur Ozu n'avait que des textes en japonais .... Mais j'en garde tout de même une bonne expérience. Malheureusement j'ai pas pu accéder à la boutique ...
Puis direction Ginza. Sur le chemin je me rend compte que les kanjis donnent l'impression que c'est un quartier riche (le "gin" est celui de "kane", l'argent, et "za" est celui pour "s' asseoir"). Je cherche tout d'abord un resto parce que je suis extrêmement fatiguée par la nuit que j'ai passée et le fait que je ne peut pas vraiment manger à ma faim.
Je vais dans un petit restaurant dans lequel je commande un Oyakodon (c'est donc un donburi (plat de riz servi avec quelque chose au dessus) avec du poulet et de l'omelette). Ce qui est drôle c'est que "oya" signifie "parent" et "ko" "enfant". En gros on mange les parents (le poulet) en même temps que les enfants (l'oeuf), hahaha qu'ils sont drôles ces japonais! Après c'est mon explication à moi, il est possible que je me trompe. Il est servi avec des ... légumes marinés dont j'ai oublié le nom en japonais, et une soupe au wakame (une espèce d'algue). C'est assez bon et mon appréciation de ce resto augmente quand je vois deux mamies japonaises en kimono et d'autres japonais (des vrais de vrai!) y manger. En plus c'est pas trop cher.
Je vais dans un petit restaurant dans lequel je commande un Oyakodon (c'est donc un donburi (plat de riz servi avec quelque chose au dessus) avec du poulet et de l'omelette). Ce qui est drôle c'est que "oya" signifie "parent" et "ko" "enfant". En gros on mange les parents (le poulet) en même temps que les enfants (l'oeuf), hahaha qu'ils sont drôles ces japonais! Après c'est mon explication à moi, il est possible que je me trompe. Il est servi avec des ... légumes marinés dont j'ai oublié le nom en japonais, et une soupe au wakame (une espèce d'algue). C'est assez bon et mon appréciation de ce resto augmente quand je vois deux mamies japonaises en kimono et d'autres japonais (des vrais de vrai!) y manger. En plus c'est pas trop cher.
J'ai la mauvaise habitude de prendre tous les flyers qu'on me tend dans la rue parce que j'ai eu la malchance de faire ce job une fois, mais cette fois, dans cette grande avenue de Ginza, j'aurai dû m'abstenir. En effet, la demoiselle qui me le tendait m'invitait également à visiter la galerie pour laquelle elle faisait ce boulot. Par gentillesse je m'exécute et entre donc dans ce magasin rempli de tableaux tous plus kitsch les uns que les autres avec leurs couleurs vives et leurs paillettes. Habituellement, les vendeurs nous saluent et nous laissent visiter, les ignorer n'est pas vraiment mal vu. Mais là le mec me fixe alors je le regarde. Il devine que je suis étrangère et me demande d'où je viens. Déjà, il me parle dans un registre familier et sort les phrases les plus bateau possible genre "日本語が上手ね" ( "Tu es douée en japonais") alors que jusqu'ici j'ai pas placé une phrase entière avec sujet/verbe/complément. Il était vraiment lourd et collant, me demandant plein de choses genre d'où je viens, si j'étudie le japonais, si je connais si, si je connais ça ou encore mon âge. Je sais pas si ce genre de garçon ( parce que malgré son apparence de 20 ans et quelques, sa maturité ne dépassait pas celle d'un garçon de primaire) est populaire au Japon mais personnellement je déteste qu'on ne me laisse pas tranquille. Je fais mine de visiter rapidement tout en sachant que je ne prendrai rien puis, avant que je sorte, il me poke pour me faire l'offre du siècle : une carte holographique à 1000 ¥ au lieu de 5000 ¥. Qui mettrai 7 € pour ça? Okay c'est drôle deux secondes mais pas plus. Ce qui m'a bien fait chier aussi c'est qu'il me demande si je comprend ce que veut dire 千円 ( 1000 ¥), je t'ai dit que j'apprenais le japonais et tu penses que je ne comprend pas les chiffres?! Cretin! Je sais que je ne suis pas la meilleure pour communiquer en japonais mais quand même! Faut vraiment que j'arrête de juste dire "はい" ("Oui") et rajouter un "分かりました" ("J'ai compris") pour montrer que je comprend vraiment ce qu'on me dit parce que apparemment répondre "Oui" ne suffit pas. Ou faut juste que j'apprenne à avoir la tchach.
Ensuite, je vais au magasin pour lequel je voulais aller à Ginza à la base, parce que effectivement il n'y a que des magasins de marque et c'est donc pas trop mon genre, Uniqlo! C'est le plus grand magasin de la chaîne puisqu'il compte à lui tout seul 12 étages! Après mes aventures à Akihabara, je fais quand même plus attention à mes achats et ne prend que le nécessaire. C'était franchement vachement trop bien! Ça fait corporate venant d'une ancienne staff mais bon j'aime mes habits simples et colorés! D'ailleurs, le beau temps était enfin au rendez-vous et j'ai pu me mettre à la mode tokyoite qui consiste pour les femmes à mettre des mini-shorts/collants ou chaussettes hautes même quand il y a une tempête de neige.
Puis je fais une sieste parce que ce périple s'ajoute à ma presque nuit blanche. Je manque de m'endormir dans le métro et faire comme les vrais japonais qui sommeillautent dans le métro avant d'être au taquet dès que la voix annonce le nom de leur station. J'adore Ikebukuro by the way. Je ferai surement des articles thématiques plus tard. Puis je retrouve la même amie que les autres fois et on se promène rapidement dans les petites rues commerçantes (et remplies de petits restos) du quartier Ouest d'Ikebukuro. On mange au Kamen Rider Diner. Je ne connais pas du tout la série mais l'ambiance est vraiment bien travaillée. On navigue entre tables de restaurant et vitrines de figurines et objets emblématiques de la série. Ce fut fort agréable et savoureux!





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire